Vous souhaitez vendre votre logement classé G, mais vous vous en mordez les doigts d’avance ? Nous faisons le point sur la réalité du marché immobilier pour déconstruire les idées reçues. Premièrement, il est essentiel de ne pas confondre passoire thermique et logement indigne. Un logement classé G au DPE présente une mauvaise efficacité énergétique (chauffage peu performant, mauvaise isolation, etc.), mais cela ne signifie pas pour autant qu’il est insalubre ou dangereux. Un logement est considéré comme indigne lorsqu’il constitue un risque avéré pour la santé ou la sécurité des occupants. Ce statut est déterminé par une autorité compétente (comme la préfecture ou la mairie) et peut conduire à des travaux imposés, voire à une interdiction d’habiter les lieux.
Depuis cette année 2025, tout propriétaire souhaitant vendre une maison individuelle classée E, F ou G doit fournir un audit énergétique en complément du DPE. Ce document présente plusieurs scénarios de travaux pour améliorer la performance énergétique, leur coût estimé, ainsi que les gains en confort et en consommation. Ce n’est pas une interdiction de vendre, mais un devoir d’information renforcé pour l’acheteur.
Oui, les logements classés G subissent une baisse de valeur à la revente. Dans les grandes villes, cette décote reste modérée (entre −5 % et −10 %), mais en périphérie ou en zone rurale, elle peut grimper jusqu’à −20 %. Cela dit, cette baisse attire de nouveaux profils d’acheteurs : bricoleurs, investisseurs, ou familles sensibles aux enjeux écologiques.